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Nouvelle: L´entretien (de Symphonie)

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C’est un jour comme les autres. Elle déambule dans les rues du Plateau á Abidjan, le quartier des affaires comme on dit. Elle est plutôt bien apprêtée, jupe gris foncé, chemise rose quelque chose, et gilet gris foncé. On dirait qu’elle se rend à un entretien, pourtant il n’en est rien, mais à sa démarche on remarque qu’elle maitrise les lieux. Elle se dirige vers l’étalage de journaux, en achète un, on peut à peine lire le titre: business graph… qu’elle a déjà ouvert la page offre d’emploi. Ah on devine tout: elle est jeune diplômée à la recherche d’emploi et vient dans ce quartier tous les jours pour saisir les opportunités. Elle s’assied tranquillement sur un banc public, quelques secondes, une minute, tout à coup son regard s’illumine.  Elle a trouvé le job de ses rêves: Pays Alliés (PA), organisme international, cherche jeune traducteur (rice) bilingue, pas d’expérience requise, bien rémunéré, dernier délai aujourd’hui 14h… Elle est déjà au plateau, habillée pour ce genre d’occasion, avec son dossier complet dans la main. Mais il est 13h50minutes, si elle était un oiseau, elle aurait pu s’envoler vers cet endroit qui était à quelques mètres en tournant à gauche à la première rue, à droite à la deuxième rue, puis tout droit, elle allait y être dans quelques secondes, son cœur bat la chamade. Elle court plus qu’elle ne marche. Ca y est elle est arrivée, tout à coup elle a l’impression que son cœur est en train de tomber et ses rêves avec. Elle croise des filles sortant de l’immeuble, des filles belles, très belles, trop belles. Un groupe de trois est même en train de discuter en anglais de leurs études en Angleterre. Elle commence à douter de ses chances d’avoir cet emploi. Elle est la dernière apparemment à venir déposer les dossiers. La dame au comptoir réceptionne le dossier : CV, lettre de motivation, bla bla bla, prend son nom, son numéro.  »Après une première sélection, dix personnes seront contactées pour l’entretien final » lui dit la dame. ‘‘Excusez moi madame’’, elle ose, ‘‘combien sommes nous a postuler? ».  »vous êtes 1012 postulants, si vous voulez bien m’excuser » La dame fermait son comptoir et s’éloignait avec une liste et quelques chemises à rabats dans les mains. 1012, elle trouvait le chiffre énorme, mais en même temps elle avait sa chance, alors confiante elle sort de l’immeuble, en souriant. Une semaine après, ils l’appellent, elle est parmi les 10 sélectionnés, c’est la fête à  la maison, tout le monde danse, et prie en même temps.

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C’est aujourd’hui le grand jour de l’entretien. Elle arrive à une heure raisonnable, ni trop tôt, ni trop tard. 4 sélectionnés sont déjà là. Elle salue poliment avec un petit sourire. Elle s’assied, inspecte un peu les lieux, sort un livre en anglais, s’il vous plait!!!!, dont elle commence la lecture. Les autres arrivent, ils sont dix et l’entretien commence enfin. On appelle le premier, ensuite le deuxième et elle comprend qu’elle passera la dernière, parce qu’il suive l’ordre alphabétique et son nom commence par Y, elle soupire, elle s’imagine que le recruteur sera un peu fatigué et ne pourra pas l’interviewer comme il faut et pire encore. Mais bientôt elle se redresse sur la chaise, bombe un peu la poitrine pour se donner de l’allure et continue la lecture de son livre, elle s’était souvenu que pour obtenir un job il fallait être positive, tout le monde lui avait répété cela, alors pourquoi craindre, elle allait obtenir ce job, elle en était sûre. Deux heures après c’était son tour, enfin elle allait pouvoir prouver qu’elle était faite pour ce poste. C’est un homme à l’âge indéfini, plutôt beau et élégant mais à la mine fatiguée qu’elle trouve.  »Présentez-vous svp? » Elle se présente, avec une mine sérieuse, mais douce et amicale. Il pose une question, puis une deuxième et une troisième, elle se demande maintenant s’il écoute vraiment les réponses qu’elle donne, soudain il lui fait un large sourire, rapproche sa main et la pose sur la sienne sur la table.  »Vous me faites bonne impression, vous savez, vous convenez à ce poste, et après tous ceux qui sont passés, c’est vous qui convenez le plus, c’est un secret mais je vous le livre quand même. Mais tout va dépendre de vous, de ce que vous êtes prête à faire et à démontrer pour l’avoir ». Ses doigts commence  se balader autour de ses bras, il veut la caresser. Elle les retire et s’excuse, elle n’est pas ce genre de filles, qu’est ce qu’il croit. Et contre toute attente, le monsieur à l’âge indéfini lui lance  »ce sera tout mademoiselle ». Quoi? Comment ça ce sera tout? Ah non, ça ne va pas se passer comme ca? Tout de suite elle se tient debout.

 »Ecoutez, Monsieur KISSI » ; elle avait lu en rentrant le nom sur le chevalet sur le bureau.  »Tout ce que je veux, c’est un job. Je ne demande pas la lune quand même non. J’ai bossé dur pour avoir mon diplôme, les études ont coûté une fortune à mes parents. Entre parenthèses ma mère m’a toujours dit : ‘‘ma fille sois décente, sois une femme correcte’’ et c’est pour cela que je me suis habillée de cette façon, pas sexy, pas trop près du corps, mon tailleur ne vous plait-il pas? Ça ne fait rien, parce que moi je l’aime bien et il m’a coûté une   petite fortune. Alors votre avis sur mes fringues, ça ne m’intéresse pas. Mais revenons à nos moutons svp, j’ai besoin de ce job, pour vivre, m’épanouir et peut-être m’acheter une Cadillac comme celle-ci, alors j’ai besoin de ce job » En parlant elle avait soulevé et reposé un modèle miniature d’une Cadillac XLR. Avant qu’il ait pu se rendre compte, elle avait posé un genou sur la table et l’avait saisi par le col tout doucement.  »Vous savez ce n’est pas si difficile de vous faire des gâteries et de vous caresser pour obtenir ce poste. » Elle se redresse rapidement et avec sa plus grande assurance:  » Mais je ne ferai rien, parce que je pense que je mérite ce poste, j’ai le diplôme, la carrure, la détermination, la volonté, la compétence et l’efficacité requise, alors vous devez me le donner. Et je n’ai pas besoin de vous montrer mes fesses pour l’obtenir. Voici ce que je tenais à vous dire, monsieur ». Le monsieur encore sous le choc de cette furie avait pu remarquer qu’elle avait fait tout ce speech dans un anglais parfait, mais il n’en a cure. Il se lève calmement, la toise quelques instants et d’un ton sec presque brûlant, on entend même à des kilomètres de là:  »Miss…. I don’t know, first I am not M. KISSI, I’m just using his office today and second GET OUT.  » Elle croyait devenir sourde et ce GET OUT résonnait encore dans ses oreilles, mais elle pouvait toujours parler. Alors dignement elle prend son sac, présente respectueusement ses excuses pour le trouble qu’elle vient de causer et s’empresse de rejoindre la porte. Elle a perdu ce poste, elle le sait, ce poste chéri, le job de ses rêves. Elle n’a pas le courage de chercher d’autres offres d’emploi ou de faire quoi que ce soit d’autre, elle a juste besoin de rentrer à la maison. Elle arrive dans la cour, elle salue à peine, ne répond à aucune des questions qu’on lui pose,  entre dans sa chambre, ferme la porte à double tour et commence à pleurer comme une rivière: chienne de vie de chômeuse, salopards de recruteurs, ce monsieur l’avait mis hors d’elle c’est vrai mais elle aurait pu garder son calme, essayer d’expliquer. En fait ça devait arriver tôt ou tard, tout le monde voulait quelque chose d’intime avant de donner un job, elle était exaspérée et ce monsieur était la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elle venait de perdre une chance inespérée de travailler dans une grande organisation mondiale.

Finalement elle s’endort, c’est la sonnerie du téléphone qui la réveille.  »Allo mademoiselle YAMI? » demande une voix de femme au bout du fil.  »Oui, c’est bien elle ».  »C’est le bureau des Pays Allies (PA), vous avez réussi le test, passer demain au bureau pour commencer le travail. On vous donnera toutes les informations nécessaires. A demain. » Elle a à peine pu dire merci, elle n’a plus de voix, ah si, elle vient de crier, crier si fort, que toute la maison accourt, on essaie d’ouvrir la porte, c’est fermé à clé, on tente encore et encore et finalement on force la serrure, elle est là par terre couchée sur le ventre en train de répéter  »je l’ai eu, j’ai eu le poste, je l’ai eu… ».

Fin

Symphonie

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Faire ses courses en Allemagne: Aldi, Lidl, Rewe und Co

Salut tout le monde,

vivre en Allemangne c´est aussi faire des courses quotidiennement. Du pain jusqu´aux sacs-poubelles en passant par la viande les courses se font principalement au supermarché. On y trouve de tout et pour plusieurs segments de prix. Il y a les supermarchés discounts, les supermarchés plus chers aussi  et une autre catégorie de magasin appelé « Drogeriemarkt ». Dans un « Drogeriemarkt » on trouve spécialement les produits de soins, des produits bio « secs », des produits de toilettes, des parfums et du maquillage. Depuis quelques années les impressions de photos et produits dérivés sont aussi une spécialité du « Drogeriemarkt ». On peut ainsi y commander ou imprimer directement des photos, des cartes postales, des albums…

 

En Allemagne il y a au moins 30 grandes chaînes de supermarchés et d´autres petits supermarchés au niveau local. Voici quelques supermarchés que l´on peut trouver sur tout le territoire: Aldi, Edeka, Hit, Kaiser´s, Kaufland, Lidl, Netto, Norma, Penny, Rewe, Tegut…

Puisqu´il y a autant de supermarchés que de goûts, j´ai interrogé des amies sur leurs supermarchés préférés. Pêle-mêle chacune donne son avis sur son supermarché préféré et quelques astuces pour bien faire son marché. Laissez vous inspirer!!

Symphonie de la rédaction


Question: « Coucou les filles! Quels sont vos supermarchés préférés? Avez-vous des petites astuces pour faire de bons achats? »

« Je préfère faire mes achats à Aldi. Par moment je vais chez Lidl, Norma ou Rewe. Chacun de ces supermarchés a sa qualité de produit et les prix sont abordables. Pour un bon achat il faut trouver le moment ideal et faire une bonne liste, y aller à tête reposée. Ça aide á choisir les bons produits. Aussi les samedis soirs les bonnes offres sont verséeees… Mais vu le temps qui fait defaut il arrive très souvent que je fasse de petits achats très vite soit pour ne pas rater le bus… » Michelle

 

« Moi je dirais en fonction de mes besoins, je cible mes achats. Pour les petites decouvertes (une fois par semaine, ils ont des trucs bon prix et chic en deco et consorts) et articles de cuisine, cadeau ou gadget, et les prix abordables Aldi et Lidl.
Pour certains petits plaisirs comme la crême brulée, mon péché mignon😅, Edeka. Ils sont  un peu chers, mais certains de leur produits en valent la peine😉.
De temps en temps Penny, pour les fruits et legumes, les prix sont top en plus, on y trouve presque tous pour la patisserie.
Une fois par mois je fais une liste pour les besoins de la famille et ensuite j´y vais pour voir les nouveautes de Aldi ou Lidl… » Diane

 

« Moi j’aime bien Kaufland ils ont plus de choix, ils misent bien sur la diversité des produits ( produits locaux , produit exotiques). Kaufland a aussi sa propre marque moins chère.
Mais pour une question de distance je vais plus souvent à Rewe… ( 2 á 3mn de marche de la maison). Rewe aussi …ils sont trop chers, c‘est mieux de toujours partir avec la liquidité…
😊 On ne sait même pas ils vendent quoi d’extraordinaire mais chère on dirait Tegut. »  Dorcas

 

« Moi je faisais mes achats chez Netto ! C´est vrai, qu´ils laissent les produits même une semaine après la date de péremption dans les rayons mais ils sont moins chers. » Lynn

 

« Je suis abonné a Netto. Je fais seulement surtout a la date de péremption car j´en ai déja été victime. Sinon vraiment le supermarché est bon… »  Marie-Brice

 

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Les petits récits de l´Au-pair: manger ou ne pas manger, là est la question !

Symphonie, la fille au-pair nous fait partager ses journées et ses expériences. Dans son premier récit, elle nous parle de nourriture. Bonne lecture!

Manger ou ne pas manger, là est la question!

Pendant 70 jours j’ai mangé et essayé tous les plats, légumes ou fruits occidentaux que j’ai découvert. Dès mon arrivée en Allemagne il y a trois mois bientôt j’ai été très enthousiaste. Je découvrais des mets pour la première fois de mon presque quart de siècle, je mangeais de tout ce qu’on me présentait ou plutôt j’essayais.

C’est comme ça que j’ai découvert des choses que je ne compte pas manger à nouveau, en tout cas pas de si tôt. Des asperges vertes par exemple, le steak saignant, l’œuf au plat cuit avec le jaune encore liquide, et d’autres choses encore. Et puis, il y a ces pâtisseries typiquement allemandes ou pas, que l’on goûte et auxquelles le palais s’attache profondément, tartes au fromage, tartes au yaourt ou à la crème, tiramisu, pudding, gâteau marbré, gâteau au chocolat à la crème au vin, fondant au chocolat, brownies, piqûres d’abeilles ou Bienenstich, gâteau choco, et croquants au chocolat et aux amandes. J’habite en face d’une boulangerie-pâtisserie, j’ai juste à traverser la route pour sentir et goûter les délices sucrées du petit bourg allemand où j’habite. Les viennoiseries par contre je m’y connais moins, pas que je n’ai pas goûté les pains aux grains, les biscottes avec des morceaux de chocolat ;  les petits pains avec ou sans grains, les pains au yaourt ou aux amandes, juste que mon goût préfère les moelleux et le chocolat, et ces deux caractéristiques sont pour mon plus grand bonheur présents dans les pâtisseries. Ce qui fascine en tout cas, c’est la diversité des pains et comment les allemands ont chacun des préférences pour un grain ou un autre.

Le deuxième mois de mon séjour, un vendredi ou un samedi, j’ai fait un kedjenou au poulet. Un plat typique de la Côte d’Ivoire qui consiste à cuire des légumes ensemble avec du poisson ou de la viande, en prenant soin de ne pas mélanger le tout avec une louche, mais de secouer de temps à autre la casserole pendant la cuisson pour éviter que la sauce ne colle et permettre aussi une bonne répartition des ingrédients. Je n’étais pas encore fatiguée de la nourriture européenne, seulement j’étais seule à la maison, alors j’ai voulu me faire plaisir.  J’ai dégusté sur deux jours jusqu’à la dernière goutte de ce plat avec du riz long grain.

Je parle de nourriture occidentale ou européenne, parce que ma mère d’accueil vient de la France, alors même si on vit en Allemagne dans un environnement très allemand, on ne mange pas forcément allemand tous les jours. Ce qui est certain, c’est que les plats typiquement allemands que j’ai mangé à ce jour ont été un régal pour mes papilles. Parlons par exemple de ce Hackenfleisch avec des pommes de terre cuites à l’eau assaisonnées de sauce beurre- persil (ou romarin), ou encore ces asperges blanches avec du beurre fondu dégustées avec du jambon. Les knödel par contre que j’ai mangés lors de mon séjour à Francfort ne m’ont pas fait une forte impression, mais le poulet rôti servi avec, lui avait un goût de bonheur que les allemands savent bien donner à la viande.

Pour donner un certain intérêt à mon rapport il faut que je décrive ce qui me pousse à écrire sur ce que je mange. Depuis trois jours, exactement depuis le 71ème jour de mon séjour allemand, j’ai perdu l’appétit, il y a à manger, comme d’habitude du jambon, du pain, du beurre, de la crème fraîche, du yaourt, des pommes, des poires, des fraises, des produits congelés comme les bâtonnets de poisson et les fricadelles avec de la pomme de terre. Le problème, c’est que rien de tout ça ne m’intéresse, même les gâteaux qui me font rêver d’habitude me dégoûtent. Peut être parce que j’en ai trop mangé, mais surtout parce que les repas ivoiriens me manquent et ce manque me coupe l’appétit d’autre chose.

Toutefois j’ai pensé que j’avais des vers dans le ventre, qui me piquent ma bouffe, mais je doute fort que ce soit des vers, puisque j’ai pris un déparasitant quelques semaines après mon arrivée en Allemagne, et puis ici tout est très propre et sain. Mais c’est une piste que je prends au sérieux, alors je viens d’avaler un comprimé de déparasitant. Ce 74ème matin j’ai pris le petit déjeuner très tard, plus parce que j’avais faim, moins parce que  j’en avais envie, le déjeuner je l’ai sauté, mais vers 16 heures parce que je tremblais de faim, j’ai mangé une tarte au fromage, je reconnais le goût y était, mais ce dessert m’a presque donné envie de rendre tout ce que j’avais dans le ventre. J’ai oublié d’énoncer que j’ai été malade pendant 8 jours et que je prends encore des médicaments, j’espère que c’est la somme de la maladie, des médicaments et de mon envie de voir mon pays qui crée ce malaise et cette perte d’appétit. Je suis patiente.

Après le kedjenou, un autre évènement culinaire est venu embellir mon quotidien gastronomique, j’ai cuisiné une sauce pistache l’après-midi de ma 73ème journée allemande. Ma mère, une femme distinguée et de qualité m’a envoyé par mon amie Germaine de Francfort (ça sonne bien Germaine de Francfort) de la pistache écrasée de la Côte d’Ivoire. En quelques minutes toute la cuisine sentait la belle et bruyante Côte d’Ivoire, et surtout Dabou, ma ville natale. Avec de la pistache ivoirienne, des ingrédients et de la viande allemande, j’ai obtenue une ambiance culinaire qui n’a pas fait du bien qu’à moi seule, parce que j’ai partagé mon repas avec mon père d’accueil, il a trouvé le goût de la sauce des plus délicieux et l’a accompagné de riz basmati.  Ma mère d’accueil, bien que difficile sur le plan gastronomique, a aussi apprécié ce goût qu’elle a qualifié de particulier et de très bon. De quoi être fière, cuisiner ivoirien sera souvent à l’ordre du jour à partir d’aujourd’hui.  Je ne dois surtout pas oublier de mentionner l’attiéké à l’omelette que j’ai mangé un soir de samedi chez Sysy, la princesse. Je lui suis reconnaissante, parce que ce jour là, pour la toute première fois ici en Allemagne, mon plat était assaisonné de piment. Et celui qui connaît cet épice sait comment le piment relève le goût des plats et leur donne beaucoup de la puissance et de l’exotisme, surtout quand il est ajouté avec mesure.

Voici un rapport pêle-mêle, un peu brouillon, mais naturel, qui exprime comment les effluves des ‘‘cuisines’’ pourtant savoureuses d’Allemagne n’ont pas encore réussi à apaiser ma faim du bon attiéké et de l’alloco de mon quartier de Dabou. Je suis arrivée à la conclusion, mais je n’ai toujours pas la réponse à ma question, je mange ou je ne mange plus ?

Symphonie

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Poème: La terre des hommes (de KM)

La terre des hommes.

Des théories et des Hommes

Des théories et le monde

Le monde et ses hommes.

 

L’histoire, la femme et une terre féconde

De femmes premières et maitresses

D’hommes forts inactifs

D’un fruit d’un appétissant nocif

À eux donné par la traitresse.

 

Des histoires d’hommes

Trop lâches, trop bonhommes

Autoproclamés maîtres et gardiens du monde

Ces Juges, bourreaux et pourtant mauvais élèves

Ont décidé que la pomme d’Adam soit le péché d’Eve

 

Histoire d’un sexe fort et de l’autre opprimé

D’un « sexocentrisme » naïf et des femmes á tort sous-estimées

Mythe d’un être « inférieur » voué á la soumission

Qui aurait imposé sa volonté au gardien de la création.

 

La terre des hommes, la terre des couleurs

Des mers cruelles et des hommes de douleur

Des histoires de conquête et des souvenirs de malheur

D’être si sombres ne pouvant émaner du créateur

 

Histoire de découverte et de nouvelles terres

Destruction de société et de valeurs séculaires

Récit d’êtres travailleurs et de la race « supérieure »

D’un peuple amnésique de ses embarcations meurtrières

 

Des histoires d’Hommes Trop fiers de leur culture hellène

Autoproclamés gardiens, conscience et êtres prémiums

Ces juges, bourreaux et pourtant mauvais élèves

Continuent de sévir sur la terre des Hommes d’ébène

 

L’histoire de l’Homme, une histoire manipulée

Des faits travestis et des leçons oubliées

Leurs conséquences minimisées et les vraies causes savamment ignorées

Une mémoire sélective et des actions calculées

 

Une mer assoiffée du sang des réfugiés!

KM

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Cuisine: le Gbofloto, un délicieux beignet au sucre ivoirien

En me baladant sur le net ivoirien, je suis tombée sur cette recette de gbofloto simple proposée par Yoyo la jolie. (http://lesaventuresdeyoyo.blogspot.de/)

N´ayez pas peur d´essayer la recette, ca marche à coup sûr et c´est très bon! Symphonie de la rédaction

 

Recette de gbofloto (par Yoyo la jolie)
Ingrédients:
  • 250 g de farine
  • 150 g de sucre (roux ou blanc)
  • 200 ml d’eau tiède
  • 4g de levure de boulanger (une cuillère à café)
  • quelques arômes: noix de muscade, vanille
  • de l’huile pour la friture.

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PREPARATION
On commence par la levure, c’est l’élément important de notre affaire! On l’a délaye dans une demi tasse d’eau tiède avec une demie cuillère à café de sucre. On la laisse reposer tranquillement 8 mn environ, jusqu’à ce que des bulles apparaissent à la surface. (Sinon, ça réussit pas!)
 Tamisez la farine dans un grand bol.
 Ajoutez le sucre et amusez-vous a faire un puit au milieu.
Ajoutez le reste de l’eau tiède ainsi que la levure et l’arôme de votre choix.
 Il s’agit maintenant d’obtenir une pâte homogène, alors on la mixe à vitesse moyenne pour faciliter le mélange et puis vers la fin, on peut donner un coup d’accélérateur. Les plus musclées peuvent malaxer la pâte à la main.
Laissez reposer la pâte pendant 4h dans un endroit ni trop chaud (la pâte deviendrait amère) ni trop frais (ça stoppe l’action de la levure) et loin des courants d’air.
Mais, adepte du système D, on peut ranger la pâte dans le four ou dans le placard de cuisine. Et surtout on la recouvre d’un torchon propre pour faciliter la levée.
 Lorsque la pâte a doublé de volume et tiraille… elle est prête!
CUISSON
Dans votre friteuse ou une casserole à frire, faites chauffer de l’huile.
 La partie qui donne le vrai côté folklore: Avec les doigts, formez des boules de pâte directement au-dessus du bain de friture et laisser tomber directement.
Les chocos vont utiliser la cuillère, mais sincèrement, c’est pas chic!
 Admirez! Les beignets remontent à la surface et commencent à dorer. On les retire à l’aide d’une écumoire et on les dépose dans un plat recouvert de papier absorbant.
 Saupoudrez de sucre en poudre ou de sucre glace.
Voilà!!
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Poème: Desaveu d´amour (de KM)

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Je ne peux pas te promettre

De t’aimer maintenant et pour toujours

Á tes yeux je refuse d’être un traitre

Qui trahit en surestimant son amour

 

J’aimerais tellement que d’or tu sois vêtue

Sans que notre avenir et notre histoire je ne ruine

Mais si je te promettais la lune

Honnêtement, me croirais tu ?

 

Je n’ai que des mots pour t’aimer

De la façon la plus vraie qui soit

Des maux que je pourrais joyeusement endurer

Si j’avais la certitude que tu resterais avec moi

 

J’aurais fait de toi ma compagne

Si les Hommes étaient moins hypocrites

Et si ma foi avait déjà déplacé des montagnes

J’aurais cru pouvoir t’aimer pour toujours, mon Aphrodite.

 

Je ne puis t’aimer que comme un homme

KM

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Poème: Heureux…mais pourquoi? (de KM)

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Je suis beaucoup trop heureux

C’est inquiétant je ne l‘avais pas planifié

Que me vaut-il d’être aussi chanceux ?

Ô moi ! Ô moi á quoi pourrais-je me fier ?

 

Il y a encore tellement de choses à faire

Et le bonheur est un piètre moteur

Qui me fera avancer avec extrême lenteur

Á priori anodin, je n’arrive pourtant pas á m’en défaire

 

Je vous maudis, vous, mes amis

Qui chamboulez mes plans avec votre bonne humeur

Je hais ces filles nubiles aux seins destructeurs

Qui à mes plans lancent un imbattable défi

 

Moi qui ne recherchais que la conformité statistique

Suis obligé de me réjouir á l’improviste

Ma volonté se révolte mais mes mouvements restent statiques

Devant ces impétueuses péripéties qui me font changer de piste

KM

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Poème: Tu me rends si faible! ( de KM)

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Comment ose-t-elle poster sans prévenir ?
Des idées me viennent, me troublent sans repartir
Le regard hagard et l’air un peu débile,
Je ne peux me lasser de cette image, dans ma mémoire, indélébile

Pourquoi remet-elle en cause ma foi et une relation si ardemment construite ?
Serait-elle le diable, pauvre de moi, ma réalité est déconstruite
Mes sens, très éveillés, tendent vers la folie
Tant mon désir de résistance par son décolleté est démoli

Elle fait danser mon orgueil au rythme de ses mouvements
Et ses pas tirent sereinement les ficelles de mes pensées
Comment vaincre des formes si divinement agencées
Lorsque chaque son qu’elle émet est un enchantement ?

Seins, ô sein qui m’a nourri,
Pourquoi fais-tu de moi un homme si faible, á ta vue déjà conquis ?
Mon corps jubile, mon âme décrie l’abus
Quand une photo d’elle le matin a l’effet d’un obus

KM

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Nouvelle Année – Nouveau défi

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Chers tous et toutes,

Le Blog de Eburnea vous souhaite une Bonne et Heureuse Année 2018.

A chaque année ses bonnes résolutions! Nous le pensons aussi. Nous essaierons cette année de publier au moins un article par semaine soit 4 articles par mois.

Pourquoi?

  • Plus que jamais nous voulons présenter la Côte d´Ivoire et ses talents sous leur meilleur jour
  • Partager les expériences rend fort

Merci de nous suivre dans cette nouvelle aventure!

Symphonie de la rédaction du Blog de Eburnea

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Poème: L´ agonie d´une mère (de KM)

Salut à tous après une longue pause, l´auteur KM nous offre ce poème aussi beau que triste. Bonne lecture!

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L´agonie d´une mère

Pars mon fils! Il n´y a rien pour toi ici

De toutes mes prières je t´accompagnerai

Je regrette de devoir te le dire ainsi

Pars, à ton retour je te ferai ton repas préféré

 

Nos discussions au coin du feu peuvent attendre

La vie ne nous a pas fait de cadeaux

Alors pars et obtiens ce qu´i l y a à prendre

Je penserai à toi, la calebasse sur la tête et ton petit-frère au dos

 

Ignore mes larmes, je suis heureuse pour toi

Hier encore, tu jouais sous la pluie

Les yeux remplis d´aventures au clair de la lune, le soir

Pourront enfin se rassasier loin de tous ses bruits

 

Hier encore je te tenais dans mes bras

Ignore cet aire triste sur mon visage, je suis juste nostalgique

Hier encore je te tenais dans mes bras

Hier encore tu étais dans mes bras

 

Pardonne-moi, je ne veux pas rendre plus triste

Ce qui est juste un aurevoir…n´est-ce pas ?

On se reverra, bien sûr qu´on se reverra

Désolée si ta vieille mère te rend triste

 

Mais quoiqu´il en soit, je suis très heureuse mon enfant

Nous vivons des temps incertains et tu dois saisir ta chance

Pardonne-moi les manques te frustrations de ton enfance

Pars et reviens nous un homme important

 

Tu iras là où tes ancêtres n´ont pas vécu

Là où l´on ne comprend rien à nos danses

Là où le droit d´aînesse a été déchu

Là où les rues sont étrangères au droit de l´enfance

 

Arme-toi de courage et pars

Là où les gens se perdent devant tant de chemins

Pars et ne t´oublie pas

N´oublie pas ta mère qui t´aimera à jamais

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