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Bertille…a la parole

Nous recevons aujourd’hui, après Stéphanie Siogouni, Bertille Akpetou, étudiante en année de Master à Bielefeld dans le cadre de notre rubrique …a la parole, et ce, en vue de nous informer sur ses expériences et bénéficier de son expertise.

 Msa: Bonsoir Bertille! J’avoue être vraiment heureuse d’échanger avec toi. Merci d’avoir répondu à l’invitation. Comment vas tu?

Bertille: Bonsoir Michelle, je suis également ravie. Je me porte bien, merci.

Msa: Très bien! Dans le cadre de la rubrique que j’anime pour le groupe Eburnea,   Je souhaiterais apprendre de tes expériences en Allemagne si cela te sied.

Bertille: Oui, pas de problème. On peut y aller.

Msa: Depuis quand es-tu en Allemagne?

Bertille: Je suis ici depuis octobre 2009 et je suis venue en tant que fille Au-pair.

Msa: 8 ans déjà! Dans quel état de l’Allemagne vis-tu?

Bertille: Oui, les années passent vite. Je suis dans le Nordrhein-Westfalen (Rénanie-du-Nord-Westphalie), plus précisément dans la ville de Bielefeld.

Msa: Qu’est ce qui t’a motivée à participer au programme « Aupair »?

Bertille: C´était un hasard au fait. J´avais vu des numéros de personnes organisant des voyages pour des filles Au-pair au département d´Allemand de l´université de Cocody. J´ai tenté ma chance et ça a marché. J´avoue qu´au début, j´étais très sceptique car il fallait faire attention pour ne pas se faire gruger.

Msa: Et comment as tu procédé?

Bertille: Je suis entrée en contact avec ces personnes. Elles travaillaient avec une agence Au-pair basée à Munich (je crois bien). L´agence s´est donc chargée de me trouver une famille. Tout a été très rapide chez moi. J´avais commencé les démarches en février 2009 et déjà en septembre de la même année, j´ai pu obtenir le visa. En retour j´ai dû payer une somme d´argent (je préfère taire le montant) à ces deux personnes, après bien sûr l’obtention de mon visa. C´était la condition posée.

Msa: Ah bon! Ce qui veut dire qu’il y a donc des agences qui exigent de l’argent?

Bertille: Ces deux personnes oui. Mais elles ne prennent de l´argent que si tu as obtenu ton visa. Au cas où ça ne marche pas, tu ne leur dois rien. J´ai trouvé cela personnellement bien. Ça montre un peu plus de crédibilité et de sérieux. En plus elles m´ont même donné le numéro de l´agence de Munich pour que je puisse moi même tout vérifier. C´est la raison pour laquelle j´ai tenté ma chance.

Msa: Comment tes parents, ton entourage ont considéré le projet? Avais-tu leur soutien?

Bertille: Comme tous parents ils étaient naturellement inquiets. Mais j´ai pu obtenir leur soutien. Au département d´Allemand il n´y avait que deux de mes amies qui le savaient.

Msa: Etant encore dans ton pays, comment communiquais-tu avec la famille d’accueil?

Bertille: Par mail mais aussi quelquefois par téléphone. Même si c´était très difficile de les comprendre au téléphone. C´est là j’ai su qu’il y allemand et allemand. C’était la première fois que je parlais avec des Allemands.

Msa: Rire. Je l’affirme aussi. Et comment la famille t’a accueillie?

Bertille: Très bien. J´ai fait mon année Au-pair à Köln (Cologne) mais j’ai pu avoir un vol pour Düsseldorf. Donc j’avais peur quand j’étais dans l´avion que la famille arrive en retard à l´aéroport où même ne vienne pas du tout. Tu ne peux pas savoir combien j’étais soulagée quand j’ai vu la pancarte avec la phrase « Herzlich Willkommen Bertille »; C´était la Gastmutter et les enfants.

Msa: La peur est évidente. Comment s’est passée ton intégration dans la famille aussi bien que dans le pays?

Bertille: Pas facile. Mais tu sais, quand on décide d´aller dans un pays étranger, il faut s’attendre à des difficultés. J’essayais tant bien que mal de m´adapter. C’est tout.

Msa: Tu as vraiment raison. Etant dans la famille d’accueil, quels étaient tes droits et devoirs?

Bertille: M´occuper des enfants, jouer avec eux, arranger leur chambre, les accompagner à l´école ou au jardin et ensuite aller les chercher. J’avais aussi droit à des jours de repos. le plus souvent les weekends. J’avais trois enfants.

Msa: Et en dehors des enfants?

Bertille: Dans la famille je ne m´occupais que des enfants.

Msa: Très bien! tu as parlé un peu plus haut de certaines difficultés: Peux-tu nous en partager  certaines, toi qui vis en Allemagne depuis plusieurs années?

Bertille: Le problème de la langue, même si je l’ai étudiée au pays. Il y a aussi le fait que les Allemands ne sont pas trop ouvert. Mais il faut reconnaître qu’aller à l´étranger rime quelquefois avec difficultés. C´est pour cela j´ai préféré le mot « Adapter »à « Intégration ».

Msa: Bon à savoir! quelle expérience as-tu obtenu de ton séjour aupair?

Bertille: J’ai appris à être responsable, mais j’ai aussi grandi intérieurement. Gérer trois enfants qui ne sont pas les siens, ce n’est pas du tout facile.

Msa: Qu’as tu fais après le séjour Aupair qui ne dure qu’ un an? Durant toutes ces années jusqu’à présent?

Bertille: Après le séjour d´au-pair,j´ai fais 18 mois de FSJ (Freiwilliges Soziales Jahr = Année de volontariat) et j´allais parallèlement aux cours de Langues. Ensuite j´ai repris les cours à l´université. J´ai fais mon Bachelor en « Deutsch als Fremdsprache » et depuis deux semestres je fais mon Master en « Erziehungswissenschaft ».

Msa: Pour terminer raconte un peu ta situation gaou en Allemagne.

Bertille: lol. Je passe c´est trop fort.

 Msa: Rire! ah non! Bizarrement c’est la partie que j’aime.
Bertille: Pardon Michelle, laisse cette affaire pardon.
Msa: Rire. Okay je laisse! Comment envisages-tu l’avenir après tes études? Rester en Allemagne ou retourner en Côte d’Ivoire pour exercer ton métier?
Bertille : Je ne sais pas encore. L´avenir nous le dira.
Msa: Bertille nous sommes à la fin de la discussion. Je te remercie pour ta disponibilité et ton temps. Aussi merci d’avoir partagé ton expérience avec nous.
Bertille:  Ça été aussi un plaisir pour moi. Merci également à toi de m´avoir offert cette opportunité.
Msa: Pas de quoi! Surtout bon courage pour la suite! J’admire vraiment ton courage.

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Chronique sur la réligion ou Eugbuéfi Ezeudu (de Atobé Kouadio)

Hier David So gratifiait les lecteurs de son texte de dénonciation « Quelque chose va se passer ». Dans la même veine c´est aujourd´hui au tour de Atobé Kouadio avec son texte sur l´interaction de la réligion et la culture ou plutôt sur l´influence de la culture sur la réligion de livrer sa réflexion de nous faire part de ses réflexions

Vous voulez en savoir plus? Alors la rédaction vous invite à lire, à vous faire votre propre idée et surtout à réagir en laissant des commentaires.

La rédaction


Eugbuéfi Ezeudu

(…)

Mais Euzeudu n’était pas superstitieux comme la plupart de ces amis. S’il osait questionner l’existence de Dieu, ce n’est pas à celle des sorciers qu’il accorderait du crédit. Euzeudu n’était pas athée non plus. Il croyait en l’existence d’une transcendance, peut-être de plusieurs. Mais il récusait d’une part l’appellation de « Dieu » qu’il mettait au compte de la civilisation gréco-romaine fortement marquée par la culture judéo-chrétienne, et considérait toute forme de religion comme une arme  culturelle. Il percevait donc toute propagation religieuse comme de l’impérialisme culturel. Aussi était-il convaincu que chaque cercle culturel avait une cosmogonie propre à elle. Et chaque cosmogonie s’accommode bien évidemment des réalités culturelles des peuples. Il considérait donc chaque religion comme une approche  culturelle du monde.   Il considérait par conséquent l’Islam et le Christianisme comme des  produits culturels du Proche-Orient ; le Christianisme s’étant propagé à travers la civilisation gréco-romaine, il a épousé des traits de cette culture, tandis que l’Islam a pris des couleurs de la culture arabe. C’est ensuite par des conquêtes impérialistes et colonialistes, parfois sanglantes que ces religions se sont propagées à travers le monde et se sont incrustées dans les habitudes culturelles d’autres peuples. Ces religions ne devraient en fait ni être considérées comme étant supérieures aux pratiques culturelles religieuses des territoires conquis ni comme les seules vraies religions qui seraient les seuls voies d’accès à la transcendance ou aux forces de la nature. Si ces religions ont réussi à s’imposer, ce n’est pas grâce à leur force spirituelle intrinsèque mais par le bras armé et la diplomatie religieuse des cultures qui en ont fait le porte-étendard de leur conquête impérialiste. Cette conviction d’Euzeudu ne se limitait pas qu’à l’Islam et au Christianisme, mais concernait selon lui toutes les religions. Si certaines religions ne se sont pas répandues au-delà de leur cercle culturel originel, c’est certainement soit  parce que les cultures dont elles sont porteuses n’entretenaient aucune velléité impérialiste ou bien qu’elles n’en avaient pas les moyens. Euzeudu s’intéressait cependant plus à l’Islam et au Christianisme parce que ces deux religions sont celles les plus répandues dans son pays, et également celles qui selon lui avaient fait le plus de mal à son continent, aussi bien au sens propre que figuré. Au sens propre, il savait (et tout le monde le sait d’ailleurs) que chacune de ces religions sont tâchées non seulement du sang de ces ancêtres, mais également de celui de millions d’autres êtres humains à travers le monde entier. Elles avaient également constitué le bouclier des puissances coloniales et impériales qui ont pillé le matrimoine et piétiné avec plaisir et mépris la vie de milliers d’hommes et de femmes à travers le monde. Les exemples sont légions. En ce qui concerne le Christianisme, il suffit de lire l’adresse de Léopold I au sujet de la colonisation belge pour comprendre comment cette religion a servi la soumission du bassin du Congo. Euzeudu, dans ses interventions sur ces deux religions, n’était pas du tout tendre. Il en était parfois même venu à les considérer comme des religions sanguinaires et foncièrement négationnistes, qui essaient de se refaire une nouvelle renommée glorieuse, comme une femme qui cherche à se refaire une nouvelle virginité après avoir perdu son premier pucelage. Il s’étonnait que certains de ces concitoyens avaient une peur bleue pour les sorciers, prétendus mangeurs d’âmes, et n’affichaient curieusement aucune crainte envers ces religions, qui, au-delà de toute exagération, ont littéralement broyé l’âme de leurs propres cultures et continuent de s’en délecter avec un appétit insatiable. Ces religions vous dépouillent de tout, même de votre identité, pensait-il. Il constatait avec une amère désolation que lui et ses concitoyens, bien que n’ayant aucun lien avec ces cultures lointaines, portaient tous fièrement des prénoms arabes et judéo-romains, auxquels on n’a fait porter les manteaux dénominationnels chrétien et islamique. Il se demandait pourquoi est-ce que les peuples ne pouvaient tranquillement pratiquer ces religions en gardant leur identité. Et pourtant la réponse lui semblait assez simple : toute religion est une arme culturelle. Les religions se répandent en tuant les pratiques culturelles contraires et imposent de nouvelles cultures. La religion chrétienne par exemple s’est révélée comme l’arme fatale du colon blanc contre l’Africain noir et contre plusieurs autres peuples qu’on traite d’indigènes. Cette appellation d’indigènes, on en fait d’ailleurs un usage outrageusement arbitraire, pensait Euzeudu. Pourquoi continue-t-on de nos jours de traiter certains peuples d’indigènes tandis que les Européens, Américains, Chinois, Russes, bien qu’ils sont de nos jours les populations issues de leurs différents territoires, ce qualificatif ne leur est jamais appliqué ? Ce genre de réflexions soumettait incessamment son esprit à leur taraud. Ainsi se demandait-il se demandait-il également pourquoi l’on parlait très souvent d’Afro-américains ou d’Américains noirs sans jamais parler d’Euro-Américains.

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Pour revenir à  la religion, Euzeudu s’interrogeait parfois avec beaucoup d’amertume sur l’appropriation par les « néoafricains » de la religion des peuples qui leur ont imposé leur culture par le biais de la religion ou l’essaient encore. Ils vont jusqu’à renier leur identité en se donnant des noms tirés de ces religions injurieusement dites révélées. Quant à ceux qui n’en ont pas reçu à leur naissance, ils se font rebaptiser, c’est-à dire qu’ils s’octroient sans aucune vergogne des noms tirés des livres saints de ces religions en remplacement de leurs noms ethniques ; le comble, c’est qu’ils le font avec un zèle et une fierté déconcertants ! De toutes ces religions importées, Euzeudu considérait la religion chrétienne comme celle qui avait fait le plus de mal à l’Afrique, allant jusqu’à lui ôter son âme ! Il appréciait cependant ce peu de liberté qu’elle a fini par laisser aux peuples de la pratiquer dans leurs propres langues. Ainsi plusieurs peuples ont adapté les personnages bibliques à leurs différentes langues.  Euzeudu était toutefois très triste de savoir qu’à la différence des Africains noirs, presque tous les autres peuples du monde ont adapté les noms bibliques à leurs réalités linguistiques ! Il n’y avait que lui et ses compères, eux qui apparaissaient désormais aux yeux du reste du monde comme un peuple exclusivement consommateur de biens importés, qui portent des noms tirés d’autres cultures. Oh peuple à l’âme et à la conscience culturelle étrillées ! Ruminait Euzeudu.

Quant à la religion musulmane, Euzeudu la considérait comme celle disposant du plus grand moyen de domination culturelle, précisément la langue, qui demeure le tout premier facteur culturel. Non seulement comme le Christianisme, l’Islam contraint ses adeptes à porter des noms tirés du coran, mais il impose également l’usage exclusif de l’arabe dans la pratique religieuse. Les peuples africains auxquels l’Islam a été imposé, ont toutefois réussi, contrairement aux chrétiens africains qu’il s’amusait parfois à traiter de crétins, à adapter ces noms d’origine arabe. La modification de ces noms et leur adaptation aux et selon les réalités linguistiques s’avéraient cependant, selon Euzeudu, malheureusement nuisibles à la conscience historique de ces peuples, car désormais ils oubliaient l’origine de ces noms. Certains de ces noms d’origine arabe, dont l’orthographe ou la prononciation a été légèrement modifiée, sont aujourd’hui, par ignorance, considérés par de nombreuses personnes comme des prénoms africains. À ce sujet, Euzeudu citait toujours avec un sourire mesquin l’exemple de son ami Euzeugnan, qui lui expliqua avec fierté que sa fille Mariam portait un prénom africain. Ah le pauvre, si seulement il savait ! Se dit Euzeudu.

Il précisait toujours à ses détracteurs que son objectif n’était pas de jeter l’opprobre sur quelle que religion que ce soit. Cependant, s’agissant des prénoms chrétiens, Euzeudu considérait que personne ne devrait porter des noms dont l’origine culturelle est très éloignée de sa propre culture. Aussi, disait-il, ce n’est quand même pas un prénom qui rendrait un individu religieusement correct.  Il ajouta également  que le nombre de personnes portant des noms de « Saints », et dont la vie ne reflétait du tout celles des « Saints » dont ils portaient les noms était légion. Concernant les musulmans, pas seulement ceux d’Afrique, Euzeudu estimait qu’ils pourraient se donner moins de mal dans leur pratique religieuse en s’adressant à Allah dans la langue qu’ils maîtrisent le mieux. Car « Dieu » serait censé être omniscient. « Si l’on part de la prémisse qu’il a créé toutes les langues du monde, il est alors évident qu’il les comprenne toutes ! », disait fièrement Euzeudu.

Aussi considérait-il le phénomène des noms bibliques ou islamiques comme une grosse arnaque. À son avis tous ces noms que l’on retrouve dans le Coran ou dans la Bible sont comme ces religions, des produits culturels. Ils sont en réalités soit des noms arabes ou judéo-romains. C’était inconcevable, à son avis, que ces noms puissent revêtir une importance autre que leur sens originel. « En fait, ces noms précèdent la religion », disait-il. « Il est donc aberrant qu’on veuille leur attribuer une importance religieuse », ajoutait-il. « Mohamad, s’appelait déjà ainsi avant qu’il ne reçoive la révélation, son père Abdallah, sa femme Khadija, et tous les autres personnages coraniques également ». Il argumentait également ainsi au sujet des noms des personnages bibliques. « À l’exception de Jésus, dont le nom aurait été prescrit par l’archange Gabriel, tous les autres personnages de la Bible portaient des noms ordinaires antérieurs à la religion. Ces différents noms qui apparaissent dans la Bible ne sont en fait, rien d’autre que des noms issus de la culture hébraïque, qui elle précède le Christianisme. Ces noms ne sont par conséquent pas de noms chrétiens mais essentiellement hébraïques ». Euzeudu parlait de toutes ces choses avec beaucoup de passion.

Bien qu’Euzeudu affirmait ne pas être athée, il aimait cependant discuter l’idée de Dieu, la remettant généralement en question. Il avouait cependant qu’il n’était pas aisé de discuter de Dieu, non pas parce qu’il serait insondable comme le disent les religions révélées, mais parce que le concept s’inscrit dans un paradigme, qui consacre l’idée de Dieu. Tant que l’on s’inscrirait dans le paradigme de ces religions, l’on ne saurait remettre en question l’idée de Dieu.

Euzeudu aimait s’instruire. Il avait fini par découvrir, dans ses lectures, l’étymologie du terme « dieu ». Partant de cette étymologie, il disait donc avoir découvert que la religion chrétienne était en fait une invention humaine, comme l’est d’ailleurs toute religion. L’histoire de Jésus qui constitue le « mythe fondateur » de la religion chrétienne serait, selon lui, en grande partie inspirée de la mythologie grecque, précisément du mythe de Zeus et de son fils Prométhée. En effet, comme tout le monde le sait, la mythologie grecque compte plusieurs divinités, dont Zeus reste le plus puissant. On pourrait ainsi le décrire comme le « chef » des divinités, ou encore comme la « divinité divinités » Le terme « dieu » renvoyant étymologiquement à Zeus, l’idée de Dieu est une reprise de l’idée de Zeus, en fait l’idée de la divinité au dessus de toutes les autres divinités dans la mythologie grecque. Euzeudu disait donc avoir compris, pourquoi « Dieu » était présenté comme « le Dieu des dieux ». L’idée de « dieu » étant l’idée de Zeus, « Dieu », dans ce paradigme gréco-romain d’inspiration hébraïque, ne pouvait donc qu’être au-dessus des autres divinités. C’est certainement dans cette logique que les peuples de civilisation gréco-romaine dans leur élan impérialiste de domination culturelle, en s’imposant comme « les peuples les plus puissants », ont également jugé impératif d’imposer « Dieu » ou encore Zeus, la plus puissante divinité de leur civilisation.

Pour Euzeudu, croire en « Dieu » était donc synonyme de croire en Zeus, son inspiration culturelle et étymologique. Il considérait également que l’idée de Jésus que la Bible fait venir dans le monde pour apporter la lumière et le salut aux humains n’était rien d’autre qu’une paraphrase du mythe de Prométhée, de même que l’idée de «Dieu »,  le père du Christ n’était qu’un concept inspiré de Zeus, le père de Prométhée. Euzeudu qualifiait de cynique le fait que la Bible condamne l’idolâtrie. Car pour lui, si l’on devrait considérer tout culte des divinités comme de l’idolâtrie, le Christianisme serait lui-même une pratique religieuse idolâtre. Il répétait d’ailleurs incessamment que c’est une idolâtrie idéalisée que les « promoteurs » du Christianisme, dans l’idéologie impérialiste de la culture que sous-tend cette religion,  tentent d’universaliser aux détriments d’autres dogmes qu’ils présentent comme de l’idolâtrie, comme la « mauvaise idolâtrie », en quelque sorte.

(…)

Atobé Kouadio

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Stéphanie Siogouni…a la parole

Depuis quelques semaines, nous nous intéressons aux expériences personnelles de certains membres du groupe Eburnea et  de leur séjour en Allemagne. Aujourd’hui, c’est notre très chère Stéphanie qui nous parle de ses motivations, ses objectifs et surtout ses expériences en tant que jeune fille « Aupair ».

Msa: Bonjour Stéphanie, merci d’avoir répondu à notre invitation. Hier Samedi 19 Novembre , c’était ton anniversaire, je suppose que tu t’es réjouie de tes 1 an de plus. Dis nous en gros comment cette journée spéciale s’est passée…

Stéphanie: Cette journée était tout simplement superbe et pleine d’émotions. J’ai vraiment glorifié notre Seigneur qui m’a fait cette grâce d’avoir 26 années sur terre et surtout pour toutes ces personnes qu’il a mises autour de moi, qui ont rendu cette journée encore plus magnifique avec tous ces messages pleins d’affection et de sympathie à mon égard

Msa: Waouh c’est très beau ça!Que ce bonheur et cette grâce t’accompagnent tous les jours de ta vie!

Stéphanie: Amen, merci beaucoup!

Msa: Pas de quoi! C’est un réel plaisir de profiter de cet événement pour apprendre mieux sur tes expériences en Allemagne. Depuis quand es – tu en Allemagne et dans quel Etat vis tu?

Stéphanie: Je suis en Allemagne depuis 2014 et je suis dans le Baden Württemberg précisément à Freudenstadt. Avant j’étais dans les environs de Stuttgart, ensuite Tübingen et maintenant Freudenstadt

Msa: Dans quel contexte est tu arrivée pour la première fois en Allemagne?

Stéphanie: Séjour Aupair. (Comme on le sait tous), Aupair est certes un séjour interculturel mais moi j’avais plus envie de découvrir le pays dont j’étudiais la langue à l’université et j’ai été surtout motivée par une amie qui vivait déjà ici.

Msa: Alors tu es venue en tant que fille Aupair. Comment as – tu donc procédé pour réaliser cet objectif?

Stéphanie: J’ai une amie qui vivait déjà ici, qui m’a parle de l’agence par laquelle elle est venue, c’est ainsi je suis entrée en contact avec l’agence qui a trouvé une famille d’accueil allemande pour moi et après un entretien avec la famille, elle m’a envoyé la lettre d’ invitation pour l Allemagne

Msa: Combien de temps a duré cette procédure?

Stéphanie: Un mois

Msa: Comment tes parents, amis et toi même aviez trouvé le projet au début?

Stéphanie: A vrai dire au début je n’étais pas motivée mais j’en ai parlé à mes parents qui ont trouvé que c’était un bon projet et ils m’ont encouragée

Msa: Très gentil de leur part sinon on ne t’aurait pas connue lol

Stephanie

Msa: Parle – nous un peu de ton arrivée en Allemagne! Comment a été l’accueil? Comment as – tu trouvé ta famille?

Stéphanie: Je suis arrivée le 12 octobre 2014 à l’aéroport de Stuttgart et ma famille d’accueil m’attendait déjà. Elle m’a réservé un accueil chaleureux. En tout cas, c’était vraiment bien pour une gaou à bengue lol

Msa: ahahahah. N’as tu pas eu peur que ta famille ne vienne pas?

Stéphanie: Si, j’avais  un peu peur qu’elle ne vienne pas, en même temps si elle ne venait pas, j’allais appeler la dame de l’agence car elle vit aussi dans le Baden Württemberg  #je me suis dis#

Msa: Ah d’accord tu avais donc déjà assuré tes arrières. Raconte – nous un peu ton premier gaou! Il y a forcément une histoire cachée quelque part.

Stéphanie: Mdr hee mon premier gaou, je rentrais à la maison après les cours de langues et arrivée à mon arrêt, je n’ai pas vite appuyé  pour ouvrir la porte et descendre. Le train m’a alors envoyée dans une  autre ville.  J’ai dû attendre une heure encore dans cette fraîcheur hivernale avant d’avoir un autre train pour la maison.

Msa: ahahahah tu ne savais pas qu’on devait appuyer sur le bouton automatique pour ouvrir la porte?

Stéphanie: Non, je pensais que la porte s’ouvrait automatiquement mdr

Msa: Mdr! Dans la famille d’accueil, quels étaient tes droits et devoirs?

Stéphanie: J’avais droit à tout dans la famille et comme devoirs ,je devais passer du temps avec les enfants, aider à  la cuisine et à faire  le ménage etc…

Msa: Quels avantages as – tu tiré de ce séjour? Et crois – tu qu’il y a aussi des inconvénients?

Stéphanie: Je peux dire comme avantage, j’ai appris à être beaucoup patiente et courageuse. Je confirme qu’il y a aussi beaucoup d’inconvénients de ce séjour comme par exemple avoir un Gastvater qui peut tomber amoureux de toi et du coup  te sentir en danger et mal à l’aise vis à vis de la famille ou une Gastmutter qui te montre des dents blanches mais est remplie d’hypocrisie.

Msa: Eh oui malheureusement tout peut arriver. On y parvient avec la foi, le courage et la patience comme tu l’as dit. Qu’as tu fais après ton séjour aupair?

Stéphanie: Après mon séjour aupair, j’ai fais une année de volontariat dans une maison pour des hommes avec des handicapes physiques et mentaux et depuis octobre, je suis en formation dans le domaine socio-médical.

Msa: Très bien! Et envisages tu ton futur en Allemagne?

Stéphanie: Pour l’instant, je n’en ai aucune idée. Je pense que l’avenir m’en dira plus

Msa: Okay. Comment trouves – tu la vie en Allemagne?

Stéphanie: J’ai été déjà en France et en Italie mais je dirais plutôt que l’Allemagne est un bon pays pour quelqu’un qui est venu se chercher comme on le dit à Babi( un aventurier)

Msa: Ah bon! ton pays ne te manque pas quelques fois?

Stéphanie: Ouiiiii  mon pays me manque énormément,  sa joie de vivre et surtout les bons plats de foutou lol

Msa: Loool yako vraiment! Maintenant c’est la place aux pizzas etc..mdr

Stéphanie: Je mange du foutou à ma manière,  j’ai arrêté les pizzas car il y a trop de fett

Msa: Ahahahah je ne te le fais pas dire. Alors Stéphanie, nous sommes à la fin de notre entretien du jour. As tu un conseil à donner aux filles/ personnes qui veulent s’engager pour le projet aupair mais hésitent encore?

Stéphanie: Oui j’aimerais les encourager à se lancer et leur faire comprendre en même temps qu’ici tout n’est pas rose mais qu’elles s’arment de courage et de détermination tout en pensant à leur objectif à atteindre. Car avec Dieu nous ferons toujours des exploits!

Msa: Amen! Merci beaucoup pour ta disponibilité et surtout d’avoir partagé avec les autres ton expérience. Nous te souhaitons beaucoup de courage pour la suite. Reste surtout fixée sur tes objectifs!

Stéphanie: Amen merci à toi pour ta considération et d’avoir voulu savoir de mon expérience afin de la partager avec les autres. Dieu te bénisse et bon après-midi😘😘

Msa: Amen. Merci et à toi pareillement!

  
Légendes: Baden  Wüttemberg– Bundesland au Süd de l’Allemagne; Tübingen– Ville située au centre de l’Etat de Baden Wüttemberg; Bengue– terme utilisé pour désigner un africain vivant en Europe; Gastmutter– tutrice; Gastvater– tuteur; Babi– diminutif de Abidjan(Capital de la Côte d’Ivoire); Foutou– Plat ivoirien; Fett– graisse; Yako– Mot utilisé pour montré sa compassion face à la souffrance de l’autre(parfois même ironique); Freudenstadt-ville situé dans le Baden Wüttemberg au Süd de l’Allemagne
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Vers en prose (de David So): Quelque chose va se passer: C’est faux ! Il ne va rien se passer.

A l’église de ma mère, enfin à l’église où ma mère communie avec Dieu,
On chante très souvent : « quelque chose va se passer ».
En effet, on attend que quelque chose se passe,
Pour être plus pragmatique, qu’un miracle se produise.
 
Les jeunes filles, après avoir usé de leur beauté
Pour se procurer un leurre matériel, chantent de tout cœur,
Car elles recherchent à présent l’onction de mariage.
Les autres, eux, recherchent la richesse, le bien-être social etc…
 
On chante d’ailleurs ce cantique dans toutes les églises en Côte d’Ivoire.
Ca ne nous intéresse pas de savoir si « l’esprit de Dieu »
Se manifeste au sein de ces églises.
On ne sait pas si ces gens qui tremblent et parlent d’autres langues
 
Sont animés de l’esprit saint ou jouent de la comédie.
On ne peut d’ailleurs pas vérifier. C’est de l’agnosticisme.
On ne sait pas aussi si Dieu peut brusquement changer la vie d’un fidèle,
Justement après ce cantique, c’est-à-dire le rendre riche,
 
S’il est  très pauvre ou le rendre hyper intelligent, s’il est paresseux.
On ne sait pas si, aussi soudain, Dieu peut le changer, surtout sans sa contribution.
Dans tous les cas, cela demeure abstrait
 Et on ne peut pas le démontrer scientifiquement.
 
Si nous sommes pourtant certains de quelque chose,
C’est que rien ne va se passer. Rien ne va changer.
Seul le fidèle peut « se changer », car il est libre
De faire et devenir ce qu’il veut.
 
Ce beau cantique souvent accompagné de guitare,
D’orgue puis de claquement de doigts ne changera rien.
Analysons le problème d’ailleurs de plus près.
Si le fidèle est trop pauvre, comme tel est généralement le cas,
 
S’il n’a pas d’emploi car n’a aucun diplôme
Ou bien parce que son pays est corrompu
Ou même simplement s’il n’a pas à manger à la maison,
Sa situation restera la même.
 
 
Même après avoir chanté « quelque chose va se passer »,
Il ne se passera rien, car il n’aura pas de diplôme sur le champ.
Par conséquent, il n’aura pas d’emploi.
Il restera donc pauvre et il n’y aura pas de calebasse pleine de riz et de viande.

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Il va se consoler à l’idée que son âme sera sauvée
Et que les pauvres sur la terre
Seront les plus riches dans le royaume des cieux.
Quand il sortira du temple, après même avoir chanté « quelque chose va se passer »,
 
Il sera forcé de regarder, admirer puis convoiter
Toutes ces belles filles presque nues qui circulent dans la rue,
S’il ne l’a pas déjà fait au sein de l’église.
Il se sentira faible et attiré.
 
Il aura, pour un chrétien, des pensées impures, ignobles, sales et nocturnes.
Il ne pardonnera pas, ou peut être après quelques heures d’euphorie,
A quiconque le piétine. Il a tremblé, crié, prié en langue,
Chanté « quelque chose va se passer » pour rien.
 
Apparemment, il reste le même. Il ne change pas.
Il est faible et vulnérable. En plus, il est irresponsable
Et ne comprend rien. Et pourtant,
Tant qu’il ne comprendra rien, il ne changera pas.
 
Des femmes ont engendré des problèmes au sein de leurs couples,
Entrainant souvent même le divorce. Leurs maris,
Epuisés par une longue semaine de travail,
Auraient souhaité être en leurs compagnies.
 
Elles, pourtant, ferventes servantes, restèrent et servirent l’église
De six à dix-huit heures. Pour les unes,
On les suspectait de coucher avec le pasteur.
Car même hormis les cultes, elles restaient à la disposition des pasteurs.
 
Les autres, elles, avaient oublié leurs devoirs en tant que femmes et mères,
Oubliant de veiller sur leurs maris et leurs enfants.
Elles étaient même allées plus loin.
L’argent que leurs maris leur avaient laissé en vue de se rendre au marché,
 
 
Après l’église, acheter des vivres, afin que toute la famille
Puisse se réunir autour d’un plat, s’est vu dans les poches du pasteur,
Après le cantique des offrandes « quelque chose va se passer ».
Non seulement, elles laissèrent leurs maris et leurs enfants dans la faim.
 
 Mais le comble, c’est qu’elles ont cru qu’elles recevraient le double à la sortie de l’église,
 Car on avait justement cité des références bibliques qui promettaient de telles âneries.
 Leurs maris, se fâchant, leur interdisant d’aller à l’église,
 Ou même radicalement demandant de choisir entre Dieu et eux,
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 Etaient désignés, selon le pasteur, de persécuteurs, de  possédés, de Satan.
Les pauvres qui aimaient leurs femmes ont été diabolisés.
Même s’il y’a de quoi à douter, la question ne se pose nécessairement pas
 Au niveau de la véracité de la religion et de Dieu.
 
C’est la pratique et la conception dans les pays colonisés du tiers monde qui,
Dans tous les cas, ont besoin de réformes.
Les missionnaires européens, qui ont inventé le christianisme,
Les juifs qui ont vécu avec le Christ ne sont pas si zélés.
 
Mais ouvrez donc les yeux ! Si croire en Dieu est une bonne chose,
La croyance en soi est indispensable pour le changement,
L’épanouissement et la liberté. Ce n’est pas en chantant qu’on devient libre,
Car en réalité, c’est la liberté financière, sociale, spirituelle, psychologique
 
Qu’ils recherchent quand ils chantent « quelque chose va se passer ».
En plus, ils ne comprennent rien.
Ils chantent et rien ne se passe.
 Il ne se passera donc jamais rien.
 David So
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Site en vogue: Efna Blog

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Ce site a attiré l´attention de la rédaction par le contenu des articles mais surtout par la méthode intéractive qu´elle a choisi. Le plus de Efna Blog ce sont les sessions Snapchat organisées avec des étudiants francophones en Allemagne. Les intéressés sont invités sur le Snapchat de Efna et posent des questions auxquelles un ou une étudiant(e) essaie de répondre en temps réel.

Nous avons accompagné deux étudiants: Diane Mbra et El Hadj Mahmoudou Diallo pendant leurs contributions sur Snapchat et c´est avec la tête pleine de bonne idées que nous sommes ressortis des Snapchats.

Si vous voulez étudier en Allemagne, si vous étudiez déjà en Allemagne ou si vous avez envie de partager vos expériences d´étudiants avec d´autres, le blog des Étudiants Francophones en Allemagne est fait pour vous.

Rendez une petite visite et n´oubliez pas d´ajouter Efna à votre Facebook et Snapchat.

https://efnablog.wordpress.com/

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Nouvelle: Tu n´es pas le père de mon enfant (de Symphonie)

Après un long silence de la rédaction, nous voici de retour avec une nouvelle 
palpitante de Symphonie. Nous vous invitons à la savourer et n´oubliez surtout 
pas de nous laisser vos commentaires, vos impressions,...

Bonne lecture

Nouvelle: Tu n’es pas le père de mon enfant

Cher Salomon,
Depuis hier tu sais que je suis enceinte. Tu as dansé de joie, tu m’as couvert de baisers et surtout tu m’as fait l’amour comme à une reine. Dans ton entreprise tout le monde sait que je suis enceinte, je le sais parce que ta secrétaire m’a félicitée dans la journée quand j’ai appelé pour te parler. Mais pendant que tu ouvres cette lettre, tu te rends que compte mes affaires ne sont plus dans la chambre et que je suis partie. Alors tu vas te demander pourquoi ? C’est normal, tout allait si bien, dans 4 mois, on allait être les parents les plus heureux du monde avec ce bébé que tu appelles déjà mon trésor. Pourquoi je m’en vais donc, alors que ce matin, je t’ai dit au revoir avec un doux baiser, tu étais tellement heureux. J’ai décidé donc de t’écrire et de tout t’expliquer.  Je te quitte alors que tu n’as rien vu venir, parce que je suis une bonne élève, j’ai appris de toi, j’ai tout appris avec toi. Tu devrais être fier. Le jour où le docteur  Kpuikpui m’a dit que j’étais enceinte, j’étais tellement heureuse. Tu t’imagines bien que ces dix ans de vie commune durant lesquelles je n’ai pas pu te donner un enfant ou même une fausse couche, ont été dures pour moi, alors quand il m’a dit que j’étais enceinte, je me suis presqu’évanouie dans son cabinet.
J’ai toujours pensé que j’étais stérile, je me disais que c’était prévisible. Comme tu le sais j’ai fait deux avortements et j’ai été opérée deux fois à cause de myomes dans l’utérus, j’étais donc sûre que j’étais stérile. Comme je voulais savoir vraiment pourquoi je ne te faisais pas d’enfants, nous sommes donc allés consulter le médecin, le Dr Kpuikpui, ah le Dr Kpuikpui, ton cher et tendre ami, ton médecin de famille, les examens ont révélé que je n’étais pas stérile et que toi non plus tu ne l’étais pas. Le médecin m’a encouragé à être patiente, mais j’étais convaincue que j’étais stérile, peut-être était-ce une malédiction, physiquement je n’avais aucun mal mais peut-être que depuis le ciel on me punissait parce que j’avais tué deux êtres humains. Je pleurais les deux enfants que je n’ai jamais eus tous les jours, je les imaginais en train de me juger et me punir parce que je les avais pas aimés et gardés. Mais tout ça tu le sais puisque tu étais là, tu étais là durant ces nuits blanches. Tu as été un bon mari pour moi, je l’avoue. Tu avais les mots et les actes pour calmer mes craintes et mes peurs.J’aurais dû deviner que quelque chose ne tournait pas rond le jour où je t’ai annoncé que j’étais enceinte de deux mois, j’aurais dû. Tu avais attendu cette grossesse toute ta vie et tu ne t’es même pas mis un tout petit peu en colère quand je t’ai annoncé la nouvelle au troisième mois de grossesse. Avant la joie, tu aurais pu être un peu fâché, un peu triste, je ne sais pas, j’étais sûre que tu aurais aimé aller avec moi faire le test de grossesse. Mais non, tu as juste dansé de joie et on a fait tout ce qu’un couple heureux peut faire ensemble.

Un autre fait bizarre, c’est que depuis que je me suis marié avec toi, je me sens belle chaque jour, même quand je ne m’apprête pas de façon particulière. Je veux dire plutôt que les hommes me trouvaient belle, je ne sais pourquoi. J’ai eu des dragueurs tout au long de nos dix années de mariage et des dragueurs assidus surtout. Je t’en parlais toujours, tu trouvais cela drôle, et rien de plus. Une fois tu es quand même allé jusqu’à me demander si ça m’intéresserait de coucher avec l’un d’entre eux, parce que selon toi, j’avais une façon particulière de le regarder. Bizarre. Il y a eu des grands, des courts, des noirs, des jeunes, des moins jeunes et enfin il y a eu ton frère, Pierre-Elie.
Tout a commencé le 24 Décembre de l´an passé quand tu t’es mis en colère pour une affaire de cuisse de poulet et que tu es allé dormir à l’hôtel. Affaire de cuisse de poulet, vraiment ça n’avait pas de sens, mais tu m’as quand même laissé seule toute la nuit. Et ce scenario a duré toute une année, tu étais absent, désagréable, ah, si tu savais comme je me suis sentie coupable durant tout ce temps. En ce temps-là si Satan m’avait demandé mon âme en échange d’un enfant, je crois que je la lui aurais donnée. Je pensais que tu me trompais, après j’ai su que tu ne pouvais pas me tromper et que tu ne l’avais jamais fait, certainement tu t’éloignais parce que j’étais une femme au ventre sec, une femme porte-malheur. A partir de janvier ton frère a commencé à venir régulièrement à la maison, trop régulièrement même. Il était si attentionné, j’avais l’impression de te retrouver, mais lui il était plus fou et plus drôle. Je me suis beaucoup amusée en sa compagnie. Mais je me demandais comment il faisait pour avoir autant de temps à me consacrer et comment toi tu faisais pour être aussi occupé, puisque vous faîtes le même travail, vous avez les mêmes responsabilités et en temps normal, le même nombre d’heures de travail. Mais lui il était là, toujours là, surtout quand tu n’étais pas là. Et puis il a commencé à me faire des avances, en réalité il était doux, il me faisait sentir que je lui plaisais sans jamais me faire la cour ouvertement. Finalement ses efforts ont payé, on a couché ensemble, exactement le 17 juillet. C’est arrivé, alors que tu étais en mission à Oslo, je me sentais tellement seule sans toi et comme s’il le savait, il m’a proposé ses services. Je ne sais plus si j’ai accepté, mais à la fin j’étais dans notre lit avec lui. Je me suis sentie si malheureuse après cet évènement et j’avais juré de te l’avouer à ton retour d’Oslo. J’étais prête à subir tous les  châtiments de la terre, après tout je le méritais. Et tu es arrivé le 19 Juillet, deux jours après, avec une humeur et un sourire qui m’a fait perdre toute envie de te raconter mon adultère.  Alors je me suis tue, je te retrouvais encore plus amoureux. Au fait le bijou que tu m’as rapporté est magnifique, mes copines étaient jalouses à en mourir à la vue de ces diamants splendides, mais je ne peux pas le garder, tu le trouveras sur ton bureau.  Je me suis donc tue et la vie a continué jusqu’à ce que je ressente des malaises et que j’aille me faire consulter. Dès que le médecin m’a dit que j’étais enceinte, j’ai couru à ton bureau, tu étais en réunion, alors je suis allée me cacher dans la salle d’eau, la secrétaire n’avait pas le droit de te dire que j’étais là. «C’est une surprise » je lui ai dit. Et c’est dans ton bureau, cachée dans la salle d’eau que j’ai appris que tu n’étais pas le père de mon enfant. Pour la deuxième fois de la journée, j’ai failli m’évanouir. Quand tu arrivais dans ton bureau, je t’entendais remercier ton frère pour ce qu’il avait fait pour toi, mais tu étais inquiet, par ce que je ne te parlais pas de malaise ou de grossesse depuis ton retour. Tu avais peur qu’il faille tout recommencer. Pour toi j’étais une bonne femme, une très bonne femme même, mais une femme trop difficile, aucun des hommes avec qui tu avais réussi à me mettre en contact ne m’intéressait. Tu avais tout essayé, mais rien. J’étais désespérément fidèle, comme si c’est ce que tu me demandais, toi tu voulais me donner un gosse et c’est tout. Je ne comprenais plus rien. Pendant dix ans tu avais placé tous ces hommes sur ma route pour que je couche avec l’un d’entre eux et que je tombe enceinte ? Même ton frère était un de tes pions. Avant de tirer des conclusions bizarres, il fallait que je sache. J’ai donc attendu que vous partiez, j’ai failli pousser des racines dans cette salle d’eau, tu sais, 4 heures avant que tu ne te décide à sortir de ton bureau. Je me suis dirigée directement chez notre cher et tendre médecin, je t’avais dit que je lui plaisais bien. Ça n’a donc pas été difficile d’avoir de vraies informations, un visage de chien battu, quelques menaces, un sourire triste, et il m’a tout raconté. Lui, il t’avait donné tous les conseils nécessaires, il t’avait encouragé à me dire la vérité, pour lui j’étais une femme compréhensive, je t’aimais et je pouvais te comprendre. Tu n’as jamais rien voulu savoir. En réalité depuis toujours tu sais que tu es stérile, le premier bilan de santé que ta mère t’as fait faire, lorsque tu avais 13 ans l’a montré. Tu n’allais jamais faire d’enfant. Tu as passé toute ta vie à mentir à celles que tu as rencontrées. A certaines tu as dit que tu n’étais pas prêt pour avoir un enfant, à d’autres que tu n’étais pas assez amoureux pour fonder une famille avec elles, autant de mensonges que tu as développés pour cacher ta stérilité et je suis apparue dans ta vie. Tu m’as aimé tout de suite, c’est Dr Kpuikpui qui le dit, et tu ne voulais pas me perdre. Comme tu n’arrivais pas à m’enlever cette histoire d’enfant de la tête, tu t’es imaginé que si tu réussissais à me mettre dans le lit de quelqu’un d’autre, je tomberais enceinte, et on aurait un enfant. Personne ne se douterait de rien, pas même le vrai père de l’enfant. Alors depuis le début tu savais que tu ne serais jamais le père de mon enfant.  Et tu m’as menti pendant dix ans. Finalement je me pose ou plutôt je te pose la question : Qu’est ce qui était vrai dans notre relation ? M’as-tu aimé un jour ? Pourquoi autant de mesquineries pour un enfant ? De toutes les façons tu n’auras pas l’occasion de me répondre, ça c’est sûr. Au moment où tu lis cette lettre, je suis déjà quelque part à des milliers de kilomètres de toi. J´ai réfléchi des mois durant et finalement il me fallait partir. S’il te plaît, laisse- moi faire une pause, accepte que je te quitte sans faire d’histoires et de scandales, si Dieu le veut, on se verra un jour. Pour l’enfant, ne t’inquiète pas, je saurai m’en occuper.
Je t’ai aimé.

Ta femme adorée, Prunelle.

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Dédicace de « Souvenir d´un passé récent » le 9 décembre à Bamberg

C´est un grand honneur pour nous de vous inviter à la dédicace du livre « Souvenir d´un passé récent » qui se tiendra à Bamberg le vendredi 9 décembre à partir de 18h00.

La dédicace est ouverte à tous: communauté francophone à Bamberg, étudiants et habitants deBamberg  intéressés par la culture et la litérature ivoirienne, curieux…

L´auteur David So se tiendra à votre disposition pour les questions et les dédicaces signées. Ne ratez pas cette occasion!

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Reine Esther…a la parole (de Msa)

Après Marie-Estelle, qui la semaine dernière a partagé avec nous son expérience en Allemagne, aujourd’hui c’est au tour de Reine de nous raconter son séjour « aupair » à Freiburg* (Allemagne) dans la rubrique « …a la parole ». Je rappelle que le programme « aupair » a pour but un échange culturel, le jeune ou la jeune fille aupair voyage vers un pays étranger pour y vivre dans une famille d´accueil durant une période déterminée pendant laquelle il/elle aide la famille dans la garde des enfants par exemple. C’est alors dans une très belle ambiance que nous avons échangé avec notre invité du jour. Suivez-nous!

Msa: Bonsoir Reine, comment vas tu? Dis, comment se passe ton weekend?

Reine: Bonsoir Michelle je vais bien et toi? Mon weekend se passe bien et de ton coté?

Msa: Oh je vais très bien merci beaucoup. Merci d’avoir répondu à notre invitation.

Reine: De rien!

Msa: Comme prévu, tu nous parleras aujourd’hui de ton séjour « aupair » en Allemagne.

Reine: Okay. Il n’y a pas de problème, c’est un grand plaisir

Msa: Dis-nous, depuis quand déjà es tu en Allemagne?

Reine: Cela fait déjà un an.

Msa: Okay! Si j’analyse bien, tu viens de terminer avec le programme « aupair »?

Reine: Oui depuis le 14 octobre.

Msa: Très récent! qu’est ce qui t’a motivée à postuler pour ce programme?

Reine: Oui c’est pour encourager les autres à venir et faire avancer cette initiative que je trouve bien.

Msa: Je la trouve bien aussi et noble. Etant en Côte d’Ivoire, comment as tu eu l’idée d’un séjour « aupair »? pourquoi voulais-tu le faire?

Reine: De par mon grand frère j’ai eu l’information; il m’a mise en contact avec une amie à lui qui devait m’aider dans mes démarches . J’ai trouvé cela intéressant vu que j’aimais déjà la langue.

Msa: Après avoir postulé, combien de temps as tu attendu pour avoir une famille d’accueil?

Reine: Un an et demi je pense bien.

Msa: Waouh!!! Tu y croyais toujours ou tu t’es dis un moment, beh tiens, ça ne marchera pas?

Reine: Lol un moment donné je n’y pensais plus. Je me disais d’ailleurs « affaire d’aupair la c’est bon »*. Mais ma grande sœur me remontait le moral en me disant que le temps propice n’avait pas encore sonné.

Msa: Mdr et soudain tout est allé si vite. comment t’es-tu sentie lorsque toutes tes démarches ont abouti? …l’obtention du visa, etc?

Reine: Eh* j’étais bizarre, je disais eh donc je vais partir vraiment ooooo eh merci seigneur*

Msa: Ahahahah tu avais peur?

Reine: Oui

Msa: Qu’est ce qui expliquait cette peur?

Reine: J’allais quitter ma vie, mes parents et rencontrer de nouvelles personnes, débuter une nouvelle vie… est ce que tout ira bien? Toutes ses choses et questions me faisaient peur.

Msa: Oh je comprends. Ce sont des questions existentielles! Après ton arrivée ces craintes ont elles perduré?

Reine: Non pas trop car j’ai fait la connaissance de personnes merveilleuses.

Msa: Je conclue donc par là que ton intégration s’est bien passée.

Reine: Justement. Pour cela je dis merci au Seigneur.

Msa: Comment ta famille d’accueil t’a t’elle reçue? Et comment furent tes débuts en Allemagne?

Reine: L’accueil était vraiment bien . Dans les débuts, ils me traduisaient tout et je faisais tout comme je voulais mais après…

Msa: Hum…que veux tu dire par là??

Reine: J’ai eu quelques petits problèmes avec la famille (chocs culturels, difficultés linguistiques, incompréhensions).
Msa: Il y a forcément deux cotés dans tous ce qu’on fait. Comment les as tu surmontés?
Reine: Beh ma chance est que ma tutrice était vraiment gentille.
Je me disais toujours ceci:  je sais ce que je suis venue chercher et que c’est juste une étape qui finira bientôt. Aussi lorsque j’entendais le témoignage de certaines filles « aupair » cela me rassurait que ma situation était encore mieux.
Msa: Maintenant que tu as tout ça derrière toi comme on le dit chez nous, quelle expérience personnelle as tu tiré de ton séjour?
Reine: Ah oui hein*. L’expérience que je tire est que rien n’est facile. Si tu veux vraiment une chose il faut t’accrocher et toujours avoir beaucoup de patience. Ça a été mon cas!
Msa: Très bien! À quoi ressemble ton après « aupair »?
Reine: Vraiment je me sens libre; je viens juste de commencer mon Fsj* il y a de cela une semaine et par la grâce de Dieu tout se passe bien et j’espère que cela continuera.
Msa: Tout se passera bien j’en suis sûre. Pour conclure notre échange , raconte nous un peu l’une de tes « situations soyés« * en Allemagne.
Reine: Lol eh Michou c’étais dans mes débuts, je devais me rendre à Freiburg pour voir mon grand frère. J’ai donc emprunté un train qui allait à Ulm*.  Sachant que de chez moi à Freiburg il y a 1 heure 7 minutes de route, depuis j’étais assise dans le train qui roulait  vers une autre direction sans même m’en rendre compte. J’avoue que ce jour m’a vraiment marquée . Heureusement que j’ai un frère dans la même ville que moi, qui a appelé au cours du trajet et demander à parler avec une personne proche de moi dans le train ( c’était un jeune). Celui ci lui a dit  que j’avais pris la mauvaise direction. Or avant de monter, j’avais demandé à une femme qui m’avait dit que je me dirigeais vers  la bonne direction. Ehhhh quand tu ne comprends pas bien la langue c’est compliqué ooooooooooooooooooooooooo😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂
Msa: gagagagagag et oui chacun a son histoire hein! En tous cas merci Reine pour ta disponibilité et surtout merci d’avoir partagé ton expérience avec d’autres personnes.
A très bientôt!

Légende: *Freiburg: une ville situé au Sud de l'Allemagne: "affaire d'aupair 
la c'est bon"*: français ivoirien signifiant - je jette l'éponge. eh* j'étais 
bizarre, je disais eh donc je vais partir vraiment ooooo eh merci seigneur*
(français ivoirien). "situations soyés"*: situations embarrassantes. 
Fsj*: Freiwilliges Soziales Jahr- année de volontariat social.

Marie-Estelle…a la parole. (de Michelle et ses amis)

Dans cette rubrique nous recevons aujourd´hui notre très chère Marie-Estelle, qui nous parlera de son séjour au pair en Allemagne. En arrière-plan il faut savoir que le séjour au pair a pour but un échange culturel, le jeune ou la jeune fille au pair voyage vers un pays étranger pour y vivre dans une famille d´accueil durant une période déterminée pendant laquelle il/elle aide la famille dans la garde des enfants par exemple. Pour en savoir plus suivez-nous! Et surtout n´oubliez pas de nous laisser vos commentaires ou vos questions.

Msa*: Bonjour Marie-Estelle. C´est un réel plaisir d´échanger avec toi aujourd´hui. Merci d´avoir répondu à notre invitation. J´espères que tu te portes bien.

Marie-Estelle: Merci, c´est également un plaisir pour moi.

Msa: Super! Alors dis-nous, comment l´idée du programme au pair t´est-elle parvenue?

Marie-Estelle: Je dirais que mes raisons sont plus liées à nos conditions d´étude à l´université en Côte d´Ivoire, à cela s´ajoutaient les grèves incessantes, le coût de la vie… J´ai toujours rêvé de prendre ma totale indépendance très jeune et la situation en Côte d´Ivoire ne le permettait pas vraiment. C´est ce qui m´a motivé à participer au programme au pair.

Msa: Étais tu déjà informé de ce programme auparavant? des avantages et inconvénients? de qui? comment?

Marie-Estelle: Je n´ai pas vraiment l´âme d´une aventurière donc j´aime bien toujours savoir dans quoi je m´engage. Alors j´ai pris le temps de m´informer sur les « pour et contre » de ce programme avant de m´y lancer, ca m´a pris d´ailleurs des années pour me décider.

Msa: Mdr je comprends! Quelle a été la procédure? Quelles démarches as-tu eu à faire?

Marie-Estelle: Comment j´ai trouvé une famille, tu veux dire? J´ai fait comme la majeure partie des au pair en Côte d´Ivoire. Je suis donc passée par une (pseudo-) agence. Cela m´a permis de trouver en un temps vraiment très court une famille d´accueil, puis les démarches pour mon visa ont suivi. Tout est allé tellement vite qu´à peine un mois et demi après m´être décidé à quitter le pays, je me retrouvais en Allemagne. Voilà en gros mon parcours.

Msa: Voilà la grâce de Dieu! Raconte un peu les sentiments qui t´ont animés lorsque tu réalisais ton voyage en Allemagne?

Marie-Estelle: J´étais vraiment soulagée. Bizarrement à aucun moment l´idée que mon aventure puisse mal se passer ne m´est venue à l´esprit. J´étais juste heureuse d´avoir une chance de réaliser mes rêves et je comptais bien en profiter, c´est tout. Comme tu l´as dit tout ceci est la grâce de Dieu donc j´étais sereine.

Msa: Comment s´est passé ton intégration dans la famille d´accueil et en Allemagne?

Marie-Estelle: Super bien , J´ai eu la chance de trouver une merveilleuse famille qui m´a beaucoup aidé dans ce sens.

Msa: C´est la meilleure des choses! Mais entre nous, chacun à son « 1er gaou* ». Affaire nous un peu, mdr*!

Marie-Estelle: lol, ooh que oui. J´ai eu ma période de « 1er gaou à Bengué* », mais ca m´est vite passé. J´ai dû faire beaucoup toute seule à mon arrivée car mes tuteurs travaillaient tous les deux et donc ne pouvaient pas m´accompagner partout, cela a permis que je sois vite autonome ici.

Msa: Ah d´accord! Peux-tu nous expliquer tes droits et devoirs dans la famille?

Marie-Estelle: Je ne sais pas si je puis le faire en juste un message. Je resumerai en disant que mon travail consistait à m´occuper des enfants selon un programme préétabli en fonction des heures de mes tuteurs, un peu de rangement et de repassage (ma famille avait une femme de ménage donc je n´avais pas à le faire). En dehors de cela j´étais libre quand je n´avais pas mes cours de langue.

Msa: Quelle expérience as-tu obtenu de ce séjour?

Marie-Estelle: aaaah ca 🙂 Je suis devenue plus audacieuse dans tout ce que je fais, plus sûre de moi et beaucoup plus entreprenante. J´aime avoir des responsabilités et être ici m´a fait prendre conscience que je devais plus oser au lieu de me perdre dans mes doutes et peurs et de me sous estimer. En plus j´ai gagné une deuxième famille, lol.

Msa:  Quels sont tes projets pour l´ »après au pair »?

Marie-Estelle: Reprendre mes études voilà ce qui me tient à coeur, mais bon si tu as travail pour moi aussi c´est bien aussi 🙂

Msa: Beaucoup de courage pour la suite.

Marie-Estelle: Merci énormément.

Msa: Nous sommes au terme de notre petite causerie d´aujourd´hui. Ce fut un réel plaisir. Prends soin de toi!

Marie-Estelle: Bisous et excellent Dimanche aussi.


Légende: Msa* - Michelle et ses amis, gaou- en Côte d´Ivoire un gaou est une 
personne que l´on peut juger comme étant un peu sotte ou incroyablement naive,
mdr* - mort(e) de rire